J'ai toujours voulu croire que les gens peuvent changer parce que les personnes que j'ai rencontrés m'ont souvent déçu et fais souffrir. Si bien que j'en ais oublié que la nature humaine pouvait être bonne et sans intentions particulière. Chose en laquelle je ne crois que quelques heures par ans, lorsque je suis avec mes amis. Seulement, l'homme ne change pas. Il reste fondamentalement le même, et s'il est à l'origine mauvais ou maladroit, il le restera toute sa vie. J'ai eu la malchance d'être tombé dans la maladresse au berceau, comme d'autres sont tombés dans le mensonge, l'hypocrisie ou l'envi de plaire. Bien heureusement, j'ai des qualités, oui beaucoup... Mais celle ci ne répondent au rendez vous que parce que je connais la douleur sous une extrème splendeur, et que je fais parti d'une minorité de vénard lucide, conscient de leur médiocrité. Alors où est le mérite ?
Je sais que pour beaucoup, vous ne me comprendrez pas, et penserez que je me crois supérieur, alors que je n'essai de dire qu'une seule chose. Le seul mérite que j'ai eu dans ma vie, c'est de croire. De croire en des choses plus absurdes les unes que les autres, seule et contre tous avec détermination... encore que la souffrance soit le meilleur concept pour comprendre que ce sont des valeurs indispensables.
Et je sais aussi que ceux qui me comprendrons, dirons que je suis fataliste. Et ils n'auront pas totalement tort. Seulement, là question d'aujourd'hui n'est plus... Pourquoi je le suis, mais comment aurais je pu ne pas l'être ? On me reproche d'être blasé, et je l'admet. Oui. Certains discours, certaines attitudes, certaines personnes et façons de penser me fatigue. En suis je pour autant méprisable ? Beaucoup de personnes se permettent de me critiquer et de me juger, mais en sachant quoi de moi ?
Que je suis une gamine blasé, déçu et aux blessures profondes, en manque de réconfort ? Que je cache mon vrai visage derrière un maquillage "grossier" ou "excentrique" ? ... Que j'ai peur de faire des erreurs et des gens peut être autant que je suis certaine de mourrir un jour ?
Je pensais être honnete. Je ne le suis pas. Parce qu'encore maintenant où j'ai envi d'hurler mon désaroi à tout ceux qui ne le comprenne pas, je m'applique à tenter d'y mettre les formes, de me faire comprendre tout en sachant que c'est un dialogue de sourd.
J'ai trouvé une sérénité grâce à la simple existence des personnes que j'aime, de les savoirs en vie, bien qu'heureuse ailleurs, loin, avec d'autres ou peut être dans un autre monde. Et cette sérénité, celle qui m'a obsédée jour et nuit pendant des années... c'est une barrière sociale inébranlable qui m'oppose à toutes ces personnes qui pourrait être sereines mais font le choix de ne pas l'être.